« La Bible a été maintes fois remaniée et changée avec le temps. » Voilà une phrase qu'on entend souvent. Mais est-ce fondé? Mercredi le 13 février, une conférence intitulée « La Bible : Mythe ou réalité? » a tenté de répondre à cette question. C'est au pavillon DeKoninck qu'a eu lieu l'événement, organisé par Campus pour Christ et le Groupe Biblique Étudiant en Action (GBEA) dans le cadre de la semaine J (pour Jésus). Jean-Sébastien Morin, pasteur et philosophe, a tout d'abord amené l'idée de l'existence de Dieu. Il a expliqué, avec la maxime Ex nihilo nihil fil (De rien, rien ne vient), qu'il devait y avoir quelque chose au commencement pour que nous soyons là aujourd'hui. Rien ne peut naître du néant. M. Morin a montré que l'évolution, c'est un peu comme si tu trouvais un Playstation sur la plage et que tu disais que, il y a des milliers d'années, c'était une roche! Voltaire, après avoir combattu toute sa vie contre l'idée de l'existence de Dieu, a finit par dire : « Il ne peut y avoir d'horloge sans horloger. » Pour savoir si Dieu existe, il faut qu'il se manifeste à nous. Or, il s'est justement révélé par sa Parole, la Bible. D'où l'importance de savoir si les Saintes Écritures sont fiables...
M. Morin a expliqué que, premièrement, ceux qui ont écrit la Bible étaient convaincus de ce qu'ils disaient. Pierre et Jean, par exemple, étaient des témoins oculaires de la vie de Jésus. Ils ont écrit ce qu'ils ont vu de leurs propres yeux. De plus, en dehors de l'évangile, il y a aussi des sources neutres et hostiles qui parlent de Jésus. À titre d'exemple, César Tibère affirme dans ses écrits que Jésus avait une vie vertueuse, qu'il était un faiseur de miracles, qu'il avait un frère nommé Jacques et qu'il a été crucifié. Il ajoute même qu'il y a eu une grande noirceur et un tremblement de terre lors de sa mort, confirmant ainsi les évangiles. Il déclare aussi que les disciples étaient prêts à mourir pour la cause du Christ. Or, on ne meurt pas pour un mensonge...
Deuxièmement, les manuscrits que nous possédons démontrent que la Bible n'a pas été modifiée et qu'elle a été bien transmise. Nous avons plus de 4000 manuscrits en grec, 8000 en latin et 1000 en copte pour le Nouveau testament. D'ailleurs, le fait qu'il ait été transcrit en d'autres langues à cette époque où la traduction n'était pas chose courante prouve son importance. Mais avant de continuer avec la Bible, examinons d'autres exemples. Nous détenons dix manuscrits grecs de La Guerre de Gaule de Jules César. Ce dernier a vécu au 1er siècle av. J-C et le document le plus ancien date de 900 ap. J-C. Près de 1000 ans sépare le temps où ce texte a été écrit et celui de la copie la plus vieille. Pourtant, qui remet en doute l'existence de Jules César? Même chose pour Platon qui a vécu de 427 à 347 av. J-C et dont la plus ancienne copie date de 900 ap. J-C. Encore là, personne ne dit : « Platon n'existe pas. » En ce qui concerne le Nouveau testament, l'époque de sa rédaction se situe aux environs de 50-100 ap. J-C et la plus ancienne copie que nous avons en notre possession date de 130 ap. J-C. L'écart de temps est beaucoup moins grand et les copies plus nombreuses, donc le Nouveau testament est encore plus fiable que les écrits de Platon et César. Alors, avant de discréditer la Bible, pourquoi ne pas investiguer sur les conditions qui entourent sa transmission? Et avant de la juger, pourquoi ne pas la lire?